Ariel – Sylvia Plath

Depuis le temps que je lis de la poésie j’entends parler de Sylvia Plath. Nombreuses sont les fois où j’ai voulu la découvrir mais par crainte qu’elle soit peut-être trop érudite dans ses écrits je l’ai mise de côté. Il faut dire que bien que familière de la vie de la poétesse (j’ai lu des articles, des biographes…) j’ai trouvé que certains de ces poèmes étaient très difficiles à cerner. J’ai parfois du les relire à plusieurs fois pour y trouver un sens – mon sens ?

Il n’empêche que malgré ces quelques poèmes qui ne m’ont pas particulièrement touché j’ai apprécié ce recueil : engagé, froid, explosif, maternel, à bout de souffle et parfois même tragique. Quand on connaît la fin épouvantable de la poétesse, on comprend parfois bien mieux certains poèmes. Beaucoup de références au corps, à la lune, à la souffrance. Beaucoup de souffrance tout court dans ce recueil : physique et psychique.

Sylvia Plath, est une grande poétesse, nul n’en doute. Mon seul regret c’est de la découvrir seule, j’aurais adoré suivre tout un module sur elle à la fac, par exemple. Je suis certaine que je passe à côté de beaucoup de chose, malgré le fait que je me sois documentée en amont et ça me désole.

À lire donc pour la beauté des sons, du rythme, des mots précis mais pas forcément pour rechercher un sens précis au recueil, qui rappelons-le est sorti après sa mort, peut-être donc qu’elle aurait choisi un tout autre ordre d’apparition des poèmes ou peut-être même qu’il n’aurait jamais vu le jour 🤷‍♀️

Note : 4 sur 5.

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Publié par Marine Stouppou

Illustratrice - Féministe - Lectrice

2 commentaires sur « Ariel – Sylvia Plath »

  1. Votre opinion est charmante. Et vous m’enchantez. Ariel contient «Papa« l’un des poèmes les plus intenses de toute la littérature mondiale. Un sommet ! En anglais, on trouve des analyses très fouillées sur cette poésie magistrale. Je vous ai lu pour True Beauty. Vous êtes originale. Et vous lire m’apporte autant qu’aborder un auteur. Vous pourriez peut-être fréquenter Louise de Vilmorin, un amour pour «Il vole« ou encore F orough Farrokhzad (une fin tragique aussi) ou simplement Saint-Denys-Garneau, le fleuron poétique du Québec. En poésie féminine, je favorise Renée Vivien, Emily Dickinson, Anna Akhmatova, Marina Tsvétaïeva, Ndeja Mandelstam pour avoir faire connaitre Ossip et Anna, Sapphô, Lydie Dattas, Catherine Pozzi, Anna de Noailles, Marie Uguay (destin tragique),… Ah ! Une perle dans le fantastique : Arria Marcella, la chute est sublime. Seul Théophile Gautier pouvait l’écrire. Hello Miss Stouppou ! Je vous souhaite un avenir radieux comme l’écrivait Alexandre Zinoviev. Daniel

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    1. Bonjour Daniel,
      Un immense merci pour ces recommandations toutes plus fabuleuses les unes des autres. J’ai lu déjà plusieurs de ces beaux noms cités alors je ne peux que confirmer vos dires. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, j’en suis très touchée.
      Marine 🙂

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