Héroïnes de la rue – Marguerite Stern

Que l’on n’aime ou pas Marguerite Stern. Que l’on soit en phase ou pas avec ses propos sur l’identité de genre. Là n’est pas le sujet. Je préfère l’indiquer dès le début de cette chronique pour éviter de m’en prendre plein la poire ! Je préfère aussi vous prévenir que tous commentaire désobligeant envers ma personne sera effacé, signalé et bloqué ! Maintenant que c’est dit, venons-en au livre. 

Un jour j’ai appris que le nom de la personne qui avait inventé les collages des rues que j’aime tant, qui m’animent et que j’adore photographier quand j’en croise, portait un nom. J’ai appris par la même occasion tout ce qu’on lui reprochait et qu’un documentaire sur les colleuses allait sortir s’en même faire apparaître son nom.

Ce jour-là mon féminisme en a pris un coup. Une nouvelle fois dans l’histoire, on tente d’invisibiliser les femmes qui ont fait l’histoire et ça je ne l’ai pas supporté. Je souffre vraiment de ne pas avoir su avant les noms de toutes ces femmes qui ont œuvré, par le passé, pour la cause des femmes, qui étaient peintres, autrices, poétesses, sculptrices, scientifiques ou que sais-je encore de renom et dont j’ai su leur histoire que tardivement. Je souffre vraiment d’un manque de femmes à qui me référer durant ma scolarité var inexistantes de mes leçons. Mon féminisme à moi se veut donc inclusif et je veux oublier personne, parce que c’est important pour moi. En partant de ce constat quand j’ai appris qu’on mettait Marguerite Stern de côté alors que sans elle les collages n’existeraient pas, je ne l’ai pas supporté. Une nouvelle fois on allait mettre de côté une femme qui a fait l’histoire de demain. C’est comme ça que j’ai eu envie de lire ses mots. Pour comprendre l’histoire des collages et pour ne pas oublier son nom dans 30, 40, 60 ans. 

J’ai beaucoup aimé ma lecture, elle est écrit au féminin universel, pour faire barrage au masculin neutre dans la langue française. C’est déstabilisant au début et ça demande vraiment de s’investir dans la lecture mais au bout d’une dizaine de page on s’habitue et ça passe tout seul. 

Bien que je ne sois pas d’accord avec tout ce qui est dit dans cet essai autobiographique et résolument féministe. J’ai apprécié l’ensemble de ma lecture et j’ai surtout apprécié comprendre d’où est venue cette idée de coller, ce besoin de coller, cette rage qu’il fallait extérioriser dans la rue pour prendre la place qu’on ne nous laissait pas en tant que femmes. 

Le passif de l’autrice est touchant, elle a subit un nombre impressionnant d’agressions sexuelles et on sent au fil du récit que ce sont toutes agressions qui lui ont donné cette rage profonde pour coller et faire connaître les collages. Collages qui aujourd’hui sont visibles un peu partout dans toutes les grandes villes de France et qui, je trouve, en tant que femme, font du bien à voir. 

Je recommande donc chaudement ce texte à toutes les personnes curieuses, comme moi, d’en apprendre davantage sur le commencement des collages et aux personnes qui veulent rendre justice à l’histoire pour ne pas oublier.  

Note : 4 sur 5.

Publié par Marine Stouppou

Illustratrice - Féministe - Lectrice

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